Intelligramme en réseau

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L'intelligramme est architectoniquement compris comme le concept architectural fondamental de l'existant autour duquel s'ordonne la recherche de l'intercompréhension facilitée par des services essentiels à l'énonciation et à l'intellition de son contenu, en fonction du contexte et de la cognition des parties contributives.

Un intelligramme encapsule de l'information de manière formatée sous forme de données et métadonnées qui seront confrontées (massage) aux syllo-données dont disposera leur desserte par des services dits :

  • "de base" : acheminement au sein du réseau.
  • "à valeur ajoutée" : concernés par leur conteneur.
  • "étendus" : concernés par leur contenu.

Lorsqu'aucun service étendu n'est activé ou permis (ex. par un formatage inexistant), l'intelligramme est un datagramme.

Le niveau catenet est celui de l'acheminement des datagrammes de prise à prise.

Le niveau internet (ou d'autres technologies à valeur ajoutée) est celui des services à la gestion des datagrammes de bout en bout.

Le niveau intersem est celui des services sémiotiques au contenu des intelligrammes disposés (selon la RFC 1958) aux franges intelligentes du réseau. Ces franges sont soit terminales (IUI : interface d'utilisation intelligente) soit réentrantes (bots).


des mots et des bots


Ceci fournit l'architecture nouvelle du logos humain. Jusqu'à présent il s'exprimait par l'échange de mots gestuels, oraux ou écrits selon des séma-tiques ayant leur orthotypographie propre.

L'introduction de bots correspond à l'introduction d'une techne tierce dans le logos qui met fin à la cybernétique lexicographique des mots : à l'action d'utiliser tel mot, correspond systématiquement l'action de percevoir tel sens décrit dans le dictionnaire de référence mutuellement accepté.

Dorénavant, le message convoyé par l'activateur du bot, va être "massé" par la logique interne à la monade souveraine du bot à la lumière de son ontologie propre et de celles auxquelles il peut faire appel.

Il en résulte un phénomène d'agora où l'intercompréhension n'est plus de l'ordre du dialogue et de la dialectique logique des tiers exclus, mais d'une émergence du brouhaha polylectique des tous les tiers non exclus de :

  • son polylogue fermé (ex. famille, jargon)
  • ou de son multilogue ouvert (ex. foule, marché, échanges multilatéraux, diplomatie internationale, réseaux sociaux, gouvernances, etc.)


tenségrité


D'un point de vue pratique, l'ubiquité des "bots", matériels (ex. ordinateurs, ICAP,OPES, services du réseau) ou immateriels (ex. doxiquement correct, strétégie, politique), a introduit la possibilité incertaine d'une modification tierce et non contrôlée du sens mots qui y font appel (URL, slogan, mots clé, langage informatique, variables etc.). Ceci est devenu notre quotidien. A la tenségrité matérielle des choses et des réseaux (catenet) vient s'ajouter une tenségrité des significations que nous pouvons utiliser pour le meilleur ou subir pour le pire.

Un aspect fondamental second est que cette tenségrité est dynamiquement soumise aux vents et aux climats d'une multitude d'attracteurs référentiels autonomes ou influencés : c'est ce que l'on appelle la gouvernance.


attracteurs


Wikipedia introduit un "attracteur" dans l'étude des systèmes dynamiques, comme "un ensemble ou un espace vers lequel un système évolue de façon irréversible en l'absence de perturbations. Constituants de base de la théorie du chaos, au moins cinq types sont définis : ponctuel, quasi-périodique, périodique, étrange et spatial".

Selon le principe cosmologique de la théorie de la relativité, chaque chose est le centre de son propre univers qui est soumis à selon une perspective unique à l'attraction plus ou moins forte de chacune des autres conjuguées selon une multitude d'attracteurs.


C'est dans ce contexte chaotique que les bots vont interopérer en réseaux, influences, attractions, émergences complexes. Il est à penser que cette approche de chaos déterministe (attraction mutuelle) fractal (indépendance de l'échelle) est le tissu même de l'univers et que sa dynamique est commandée par la composante des attractions matérielles (champs) et immatérielles (sens) s'exerçant dans le cadre d'une situation donnée et conduisant à une évolution dans le sens du "premier possible" quantique (oui/non) orienté (qbit).

C'est ainsi que l'on peut considérer l'univers comme un immense ordinateur quantique en réseau de ses bots matériels et immatériel calculant en permanence la valeur de son évolution, ou 8 milliards de libres arbitres personnels établissent les contraintes de leur choix. La simulation partielle d'une telle agora peut être envisagée à partir d'un modèle simple d'une tenségrité de YIAMboxes interagissante : c'est le projet "big gang".